Bébé nageur mode d’emploi

Bébés nageurs : à quel âge ?

L’éveil aquatique plus couramment appelé « bébé nageur » permet aux enfants de découvrir les plaisirs de l’eau et de partager avec leurs parents ou leurs grands-parents un moment de complicité. Cette activité développe aussi leur psychomotricité et renforce la confiance en soi et l’aptitude à se repérer dans l’espace. Enfin, elle les prépare à un apprentissage serein de la natation.
L’activité bébé nageur s’adresse généralement aux enfants de 6 mois (4 dans certains établissements) à 4 ans. La possibilité de se baigner si jeune résulte du réflexe d’apnée inné (présent jusqu’à 18 mois) chez les bébés qui ont vécu neuf mois en milieu aquatique.

Mais avant toute chose, parlez-en à votre médecin ou votre pédiatre, qui vous dira si votre bébé présente des contre-indications.

Bébés nageurs : à quelles conditions ?

Toutes les piscines qui proposent l’activité bébé nageur exigent un certificat médical. Les enfants doivent être à jour dans leurs vaccins. Les contre-indications permanentes : les otites chroniques, l’asthme persistant, les bronchites chroniques et certaines maladies rares. Les contre-indications temporaires : rhino-pharyngite, otite, bronchite, angine, certains problèmes de peau (eczéma étendu, infections cutanées comme l’impétigo, plaies post-traumatiques).

Trois conditions requises

– Une température de l’eau entre 31 et 32°
– Un temps de baignade restreint (15 à 30 minutes) pour ne pas se refroidir
– Une profondeur de bassin limitée (1m30 en général). Les enfants doivent tous être accompagnés par un adulte au moins.
A noter que les bassins sont surveillés par des maîtres nageurs spécialisés qui encadrent parfois l’activité.

Bébé nageurs : précautions à prendre

L’activité bébé nageur suscite un fort engouement depuis une dizaine d’années. A tel point qu’il faut s’y prendre plusieurs mois à l’avance pour avoir une place pour son enfant ! De récentes études sur les dangers de l’exposition des jeunes enfants au chlore a cependant freiné l’enthousiasme des parents. Même si les autorités sanitaires n’ont pas remis en cause la pratique de cette activité, il convient d’être prudent.

Les risques liés au chlore
Pour désinfecter l’eau des piscines, on utilise du chlore. Or celui-ci au contact de la sueur, des desquamations ou encore des cosmétiques répandus par les baigneurs produit de la trichloramine, un gaz toxique. Le professeur Alfred Bernard, responsable de l’unité de Toxicologie industrielle de l’Université catholique de Louvain (Belgique) a démontré dans plusieurs études dont la dernière parue en 2007 qu’une exposition répétée à ce gaz pendant la petite enfance (avant 7 ans) favorisait l’apparition d’affections allergiques (rhume des foins, asthme, rhinite allergique) et de bronchites. En effet, cela perturberait la maturation du poumon, et plus particulièrement sa perméabilité.
Dans ces conditions, il convient de demander conseil à votre médecin si votre enfant possède un terrain allergique et ou présente des affections respiratoires de type asthme ou bronchite.

Des piscines sans chlore ?

Dans tous les cas, il faut aussi choisir une piscine dont l’air est le plus sain possible. Premièrement : surveillez grâce à l’intensité de l’odeur de chlore l’efficacité du système de ventilation. Cela peut aussi passer par le choix de bassins en plein air… Deuxièmement : vérifiez l’hygiène en vigueur et… s’y tenir soi-même. C’est-à-dire, douche à l’eau savonneuse pour toute la petite famille avant et après la séance et port d’un maillot propre et un bonnet de bain. Reste la possibilité de trouver un des établissements pionniers qui désinfectent l’eau grâce à des procédés alternatifs. Un système entièrement dépourvu de chlore qui repose sur une molécule, le PHMB existe dans de plus en plus de piscines municipales en France (six en 2007). Et certaines piscines (déjà quatre sur Paris) traitent leurs eaux en partie grâce à l’ozone, ce qui limite l’usage du chlore, même s’il en faut quand même pour rendre l’eau « désinfectante ».

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